Jack The Ripper, groupe pour lequel je suis tombé amoureux après qu'une personne que je remercie infiniment me l'ai fait découvrir, et qui, d'après moi se situe (grossièrement) entre
The Doors pour le chant et les textes et
Pink Floyd pour la musique, bien que leurs morceaux soient plus clairs dans leur constructions et plus accessibles mais tout aussi envoûtant. Ils sont 8 sur scène : violons, guitares, basse, clavier, batterie, trompette et un chanteur,
Arnaud Mazurel, qui est époustouflant autant sur les planches que sur les disques; ils sont français mais les textes sont en anglais. Je recommande aux intéressés l'écoute de
I Used To Be A Charming Prince,
Goin' Down, Part In Downtown,
Dog Meets Wolf ou encore
Escape si vous les trouvez sur le net. Je met ici les paroles d'une de leur chanson qui sans être
Ma préféré, donne une bonne idée de l'ambiance du groupe, elle compte d'ailleur au nombre des deux seules chansons du groupe à comporter un passage en français.
Albums :
2001 – The Book Of Lies
2003 – I'm Coming
2005 – Ladies First --- White Men In Black ---
Ladies and gentlemen
Colours are dead !
Put your black cloth
On your white skin !
In the beginning of the world
Black was the colour
Deep inside the belly
Of my cosmic mother
I never read a book
By Schopenhauer, but...
BLACK IS THE COLOUR
God is myth. Man is meat
White men are black
We're too many, I know
Not to live in the shadow
Of the highest trees
Of our dreams
Black the moon, black the sun.
We'll say a blackmass for the world
For the sake of his soul...
Blind ? I'm not blind
I see black because my eyes are opened,
wide
Black milk, black snow, black eyes, black
sun, blackboard, blackmarks, blacksheep,
black ! black !
White boys, white girls, white ropes, white
clouds, white eclipse, white dope, white
skin, black ! black !
J'ai rêvé d'un pays noir ou tout était noir,
Noir non seulement au dehors ;
Noir, noir jusqu'à l'os, jusqu'à la moelle.
Noir le ciel et noire la mer,
Noirs les arbres et noires la maison,
Noir l'animal, noir l'homme,
Noire la joie, noir le deuil,
Noir le métal et noire la pierre et
Noire la terre et noirs les arbres,
Noir l'homme, noire la femme et
Noir, noir, noir le monde.
Tu peux creuser et fendre sans cesse la matière, paresseuse et dense
Ta pioche ne cogne, ton foret ne s'enfonce
Que dans la terre noire, la montagne noire,
Et quelque profond que tu plonges son ruisseau d'encre,
Il se déverse et se répand encore plus noir
Noire l'étoffe et noir l'esprit,
Noir le visage et noir le soucis,
Noire la veine et noir le sang et,
Noire la moelle et noir l'os.
D'une autre couleur est le vernis fugace de la lumière solaire,
Le soleil est le peintre des couleurs ;
Noire est la vase interne de la terre
Ce n'est pas la lumière qui peint le noir de son fin pinceau rayonnant.
Non :
Noire est l'âme cachée de la matière.
Oh !
Noire, noire, noire.